Courtia Pro Quel reste à vivre par personne une banque demande-t-elle ?
Aucun montant de reste à vivre par personne n'est fixé par la loi ni publié par les banques. Chaque établissement applique un barème interne, pondéré selon la composition du foyer.
Publié le 14 septembre 2026 · par Benjamin Poisson, courtier en prêts immobiliers et fondateur de Courtia
Existe-t-il un montant officiel par personne ?
Non. Aucun texte ne fixe de reste à vivre minimum pour l'octroi d'un crédit immobilier, ni au total ni par personne.
La décision du Haut Conseil de stabilité financière applicable depuis le 1er janvier 2022 plafonne le taux d'effort à 35 % assurance emprunteur comprise et la durée à 25 ans. Sa foire aux questions publique ne mentionne à aucun moment le reste à vivre.
Le code de la consommation va un peu plus loin sans pour autant chiffrer. Son article R313-14 impose au prêteur de tenir compte des revenus de l'emprunteur, de son épargne et de ses actifs, de ses dépenses régulières, de ses dettes et autres engagements financiers. Il l'oblige à regarder. Il ne lui dit pas à partir de quel montant refuser.
Les barèmes qui en découlent sont donc internes à chaque banque et ne sont pas publiés. Les montants que l'on voit circuler ne reposent sur aucune source opposable.
Comment le foyer est-il pondéré ?
Le reste à vivre ne se lit jamais en valeur absolue. Il se rapporte au nombre de personnes qu'il doit faire vivre.
Les barèmes bancaires appliquent une logique d'échelle d'équivalence : le premier adulte pèse le plus lourd, le deuxième adulte moins, chaque enfant moins encore. Cette logique est celle que l'Insee utilise pour comparer des ménages de tailles différentes, avec 1 unité de consommation pour le premier adulte, 0,5 pour toute autre personne de 14 ans ou plus et 0,3 pour chaque enfant de moins de 14 ans. Les banques ne reprennent pas cette échelle telle quelle, mais elles en retiennent le principe.
Conséquence pratique : une naissance, le départ d'un enfant majeur du foyer ou une garde alternée modifient le calcul, parfois davantage qu'une variation de revenu.
Aucun établissement ne publie son barème, et aucun ne le confirmera par écrit. Ce que Courtia constate en présentant des dossiers, c'est un forfait d'environ 1 250 euros pour un couple, majoré d'environ 250 euros par enfant. C'est une observation de terrain, pas un seuil : elle varie d'un établissement à l'autre, et elle ne dit ni qu'un dossier en dessous sera refusé, ni qu'un dossier au-dessus sera accepté.
Comment situer votre dossier ?
Puisque le seuil n'est pas public, la seule démarche utile est de calculer votre propre reste à vivre avant de déposer un dossier : revenus retenus, moins charges retenues, rapporté à la composition de votre foyer. Le détail du calcul est dans notre article comment se calcule le reste à vivre pour un prêt immobilier.
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Questions fréquentes
Y a-t-il un reste à vivre minimum légal ?
Non. Ni le HCSF ni le code de la consommation ne fixent de montant. Le prêteur doit examiner les dépenses régulières, sans seuil chiffré.
Existe-t-il malgré tout un ordre de grandeur ?
Aucun barème n'est public. En pratique, Courtia constate un forfait d'environ 1 250 euros pour un couple, majoré d'environ 250 euros par enfant. C'est une observation de terrain propre aux dossiers présentés, pas un seuil opposable : elle varie d'un établissement à l'autre.
Les banques publient-elles leur barème ?
Non. Ces barèmes sont internes et ne sont pas communiqués. C'est pourquoi un même dossier peut être lu différemment d'un établissement à l'autre.
Un enfant compte-t-il autant qu'un adulte ?
Non. Les barèmes pondèrent : le premier adulte pèse plus que le deuxième, qui pèse plus qu'un enfant. L'échelle d'équivalence de l'Insee illustre ce principe avec 1, 0,5 et 0,3 unité de consommation.
Le reste à vivre est-il calculé avant ou après impôt ?
Le taux d'effort du HCSF se calcule sur le revenu net avant impôt, au sens des articles 156 et 156 bis du code général des impôts. Le traitement de l'impôt sur le revenu dans le reste à vivre varie ensuite selon les établissements.
Sources
- Foire aux questions sur les décisions relatives aux conditions d'octroi de crédits immobiliers — Haut Conseil de stabilité financière Consultée le 14 septembre 2026.
- Code de la consommation, articles R313-13 à R313-16 — Légifrance Consultée le 14 septembre 2026.
- Unité de consommation — Insee Consultée le 14 septembre 2026.
Dix ans de courtage en prêts immobiliers, dont plusieurs années à la tête de sa propre agence franchisée, avant de fonder Courtia. Courtia est le nom commercial de LB FINANCE, immatriculée à l'ORIAS sous le n° 20002802. Voir la page auteur.
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Courtia est le nom commercial de LB FINANCE, courtier en opérations de banque et en services de paiement, immatriculé à l'ORIAS sous le n° 20002802 (orias.fr). Cet article a une vocation d'information : il décrit des méthodes et des critères, il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une offre de crédit, ni une promesse d'accord bancaire. Un crédit vous engage et doit être remboursé : vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager. Voir les mentions légales.